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Rugby Developpement Commentaires et Analyses


 

     Cette page est destinee a offrir commentaires et analyses sur l'evolution du jeu ou sur les methodes d'entrainement, ces deux fonctions etant intimement liees. Joueurs, entraineurs sont encourages a nous soumettre leur contribution, les meilleures seront publiees sur cette page.


 


 

     Nous donnerons la primeure de cette page au compte-rendu des deux tournois de Novembre 2006 disputes en France avec succes par l'equipe minime de Mount Maunganui de la region d'Auckland en Nouvelle Zelande, province de Bay of Plenty (champions Baywide 2006, invaincus...). L'entraineur et preparatuer physique de cette equipe de jeunes Neo-Zelandais talentueux est un Francais expatrie en Nouvelle Zelande: Philippe Perinet, ancien athlete de haut niveau (athletisme et bobsleigh).
     L'equipe Minime de Mount Maunganaui Invitation XV a gagne les deux tournois minimes de Novembre 2006 a Perpignan et Toulouse et sont repartis de France invaincus, ayant marque 287 points pour 32 encaisses sur l'ensemble des deux tournois et d'un match en lever de rideau du match Top 14 Agen-Toulouse le 03 Novembre 2006.
     Il nous livre ici ses commentaires et analyses de certaines raisons qui font la superiorite du rugby Neo-Zelandais a tous les echelons du developpement rugbystique des joueurs et des equipes, des minimes au plus haut niveau...

 

France, ton rugby fout le camp !
Author: Kiwi Phil - Update: Sat Dec 02 02:17:12 GMT 2006
 
     "A notre arrivée, le rideau tombe : le rugby français n’est plus celui que pratiquent les 2 ou 3 grandes nations mais un ersatz de règles castratrices, un simulacre de combat, une parodie de compétition.

On ne joue pas à XV, on ne joue pas sur terrain normal, on ne joue pas longtemps… Alors, que font donc ces jeunes ? Comment préparent-ils l’avenir de l’équipe nationale, vous savez...celle qui porte haut, fier et sans complexe l'étandard de la Nation ?! Quand seront-ils formés à tenir, à avancer, à résister, à gagner et à râler encore parce qu'ils ne seront jamais assez content de leur prestation ?
     Ce séjour nous aura décidément fait comprendre que la France marchait sur la tête !

Mesurer les dégâts que les pontes du système font subir aujourd’hui à la grandeur rugbystique du pays n’est pas difficile : on saborde le beau navire de l’envie au profit de pseudo stratégies liées à l’argent des futures « grands » évènements (J.O….). Mais qui faut-il donc être pour imaginer que l’évolution du Noble Jeu passe par une éducation tardive à douze joueurs, un terrain réduit et un temps de jeu tellement ridicule que même les joueurs se demandent quand débutera...l'échauffement ?! Les Enarques et autres fonctionnaires de luxe hanteraient-ils également les stades et leurs vestiaires ?...
    
A l’heure où les matches se gagnent sur le temps de ballon porté, la capacité à enchainer des phases de jeu dynamiques de plus en plus longues, la faculté à jouer à 100% de soi de la première à la dernière minute (savante « alchimie force-vitesse=puissance » que rythme le tempo redoutable de la symphonie des cœurs et des envies), le système Français décide que les huit premières années de ces futurs joueurs doit leur cacher la réalité d’un jeu exigeant, rapide, habile, sans concession et sans complexe…Et dans la foulée de nos constats de terrain, nous découvrons que le système pernicieux a déjà rogné la mentalité des joueurs de ses noblesses principales. Où est la rigueur sur et hors le terrain ? Où est cette envie qui permet à des jeunes Minimes de balayer des Espoirs ? Où est le plaisir de porter ce ballon et de lui accorder tant d’importance que l’on tomberait pour lui ?
    
Plus simplement : où est l’amour du travail à réaliser pour aboutir, la communion à l’unisson des 20 guerriers de l’Ovalie en conquête, et…la fierté humble de la réalisation de l’objectif ?! Et si, finalement, toutes ces règles abracadabrantes et négationnistes de l’esthétique et de la victoire n’étaient mues que par un souci de facilité masqué par un prétexte sécuritaire de bon aloi ? Si l’opulence et la vie trop facile (comparée à celle des Kiwis en tout cas) étaient en partie responsables de la démission des esprits combattifs ? Si l’argent et le showbiz gangrénait à son tour le Rugby ?... 
    
De même qu’au Brésil un enfant joue au foot au sortir de son école, naturellement et avec passion,  en Nouvelle Zélande les cours de récréation sont des terrains aux poteaux verticaux et l’activité de la rue résonne des rythmes endiablés de l'Ovale. Davantage qu’un jeu, c’est une culture,qui pose les bases d'une certaine évolution de l’enfance, de l’émancipation de l’adolescence, de la maturation de l’âge adulte. Ici, les années de garçons ne se comptent pas à date fixe ou en cadeaux superflus. Elles sont vécues en saisons, en essais, en sélections provinciales puis nationales, en couleur de maillots.
     Quant l’hexagone se fait remarquer par les tenues chamarrées de certaines de ses équipes, Aotearoa réduit d’année en année sa palette de couleur rugbystique jusqu’à ne plus présenter qu’une seule teinte de noire vêtue. Qui d’autre au monde oserait élever l’anthracite au rang de soleil suprême ? "


 


 

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